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Palais de Tokyo, Paris / photo Yvan Teulé

 

Ivan Bacciocchi au Palais de Tokyo

« Le Palais de Tokyo est un lieu intense ». Avant la réouverture, une entre ouverture viendra donner cette couleur en programmant son compteur pour 30 heures de manifestations non-stop, du jeudi 12 avril à 18h au surlendemain minuit, avec autant de concerts que de performances, de spectacles et de conférences.
« 30 heures, c’est court ! relève Jean de Loisy. Il faut en permanence que ce lieu soit habité, désiré. Sans silence. J’ai envie de dire aux artistes, allez-y, le Palais est à vous ! Car il ne s’agit pas de regarder l’art, mais de l’éprouver. C’est le sens de ma vie et j’essaie de le faire partager. » Le site – hormis les espaces de La Triennale en montage – sera donc, pendant ces deux longs jours, entièrement investi par les artistes qui dessineront « un parcours performatif inédit aussi riche que varié ». Ange Leccia fera réfléchir, par exemple, à l’aide d’un immense miroir, les courbes du Palais, Hajnal Nemeth démantèlera la carcasse d’une voiture
au rythme d’un opéra surréaliste, le mime Ivan Bacciocchi interprétera dans le cadre du module de Maxime Rossi une série de sons anodins – d’une porte qui grince à un bruit de canalisation, à un chien qui aboie –, François Curlet viendra lire tous ses SMS envoyés depuis dix ans… On pourrait continuer comme ceci des lignes et des lignes tant la programmation est abondante. Jean de Loisy n’a pas peur du « trop ». Au contraire, selon ses propres dires, « il n’y en a jamais assez ! »
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