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Au Palais de Tokyo

Au Palais de Tokyo

Palais de Tokyo, Paris / photo Yvan Teulé

 

Ivan Bacciocchi au Palais de Tokyo

« Le Palais de Tokyo est un lieu intense ». Avant la réouverture, une entre ouverture viendra donner cette couleur en programmant son compteur pour 30 heures de manifestations non-stop, du jeudi 12 avril à 18h au surlendemain minuit, avec autant de concerts que de performances, de spectacles et de conférences.
« 30 heures, c’est court ! relève Jean de Loisy. Il faut en permanence que ce lieu soit habité, désiré. Sans silence. J’ai envie de dire aux artistes, allez-y, le Palais est à vous ! Car il ne s’agit pas de regarder l’art, mais de l’éprouver. C’est le sens de ma vie et j’essaie de le faire partager. » Le site – hormis les espaces de La Triennale en montage – sera donc, pendant ces deux longs jours, entièrement investi par les artistes qui dessineront « un parcours performatif inédit aussi riche que varié ». Ange Leccia fera réfléchir, par exemple, à l’aide d’un immense miroir, les courbes du Palais, Hajnal Nemeth démantèlera la carcasse d’une voiture
au rythme d’un opéra surréaliste, le mime Ivan Bacciocchi interprétera dans le cadre du module de Maxime Rossi une série de sons anodins – d’une porte qui grince à un bruit de canalisation, à un chien qui aboie –, François Curlet viendra lire tous ses SMS envoyés depuis dix ans… On pourrait continuer comme ceci des lignes et des lignes tant la programmation est abondante. Jean de Loisy n’a pas peur du « trop ». Au contraire, selon ses propres dires, « il n’y en a jamais assez ! »
Marceau said much with his silent act

Marceau said much with his silent act

The world-famous master of mime Marcel Marceau died on September 22nd at the age of 84. Marceau achieved world fame when he created Bip, his on-stage persona, a sad-faced tragi-comic figure. Bip expressed happiness and hope, solitude and despair. He showed life in all its beauty and fragility. Radio France International’s Christine Pizziol-Griere has this report: I’m at the “Atelier de Belleville”, a Mime school run by Ivan Bacciocchi in Paris. He’s guiding his students through a whole range of mime gestures. We tilt our heads to the right, then bounce back to centre, repeat the movement adding the neck, then the chest, followed by the torso. There’s a real sense of rhythm here. Bacciocchi trained as an actor in his native Italy before coming to Paris to study miming at the school of Etienne Decroux. He then worked alongside Marcel Marceau for 10 years at Marceau’s mime school. “ Marcel Marceau was somebody who mastered the art of speaking. He loved to talk… he enjoyed telling anecdotes about his life or about the people he knew. He was a very warm individual and reached out to others. He was a true humanist; he looked upon others, on humanity with a big heart. He could be upset by tragic events and gladdened by all the little things in life. In daily life he was a very down to earth person.”

Marcel MarceauI asked some students what brought them to this mime workshop. Marjolaine Levebre is learning the art of mime for her work as a magician.

“I think it can help me on stage to be more present, more efficient.”

What do you like about miming?

“The silence, the body is speaking, your imagination has to work. You can’t just see and be passive. As a spectator, you have to be active, to see and understand; you are engaged.”

“What did Marcel Marceau represent for you?”

“Marcel Marceau gave his art to all publics, Marceau tried to make miming more popular.”

Marjolaine hopes that Marceau’s death will revive interest in the art of mime. Another student, George Ede, explains how he’s joined the mine group:

“It was actually a gift from my wife…On my birthday she gave me an envelope with money inside and a date and address and said show up there…. work is stressful, I’m travelling between Paris and New York and this gives me an opportunity to improvise and think like a child; it’s kind of fun.”

In one famous sketch, Marcel Marceau plays all the characters in a park from little boys playing ball to old ladies knitting. In his act ‘Youth, Maturity, Old Age, Death, he showed the passing of an entire life in just minutes. He tamed lions, flirted with ladies at cocktail parties, tried to escape from glass boxes and cages. He adored silent film star Charlie Chaplin. He was also a fan of Buster Keaton and the Marx Brothers. Marcel Marceau was revered by people in Japan and North America. But his relationship with his home country was more complicated and he performed less on the French scene in the past 20 years. Was he seen as old-fashioned? Or is it the case that no one can be a prophet in his own land? Ivan Bacciocchi regrets the closing of Marcel Marceau’s mime school in 2005 and worries about the future of mime in France:

“Although the art of mime is disappearing rapidly, work on body expression is flourishing. But what remains of this heritage? It’s not a building! As you can see, there’s a method, and rules. What will remain of this heritage if it’s not passed on? So that is a real dilemma because we’re losing memory, memory that’s been developed over many years of research. It’s as if contemporary dance turned its shoulder on classical dance, saying ‘you no longer interest us, we’re only going to do modern or post-modern dance’. All the founders of modern dance started out with classical dance. Mime is heritage that should be protected, studied and passed on. France, the homeland of Jean-Louis Barrault, Etienne Decroux and Marcel Marceau — all masters of mime — should have done more to defend its heritage.”

Marcel Marceau invented over 250 hand signs. He influenced countless younger performers. Pop star Michael Jackson says his famous ‘moonwalk’ was inspired by Marceau’s sketch “Walking against the Wind”. Marceau played to full houses around the globe averaging 200 shows a year until well into his seventies. He also painted, wrote children’s books and appeared in several movies. On-stage, Marcel Marceau never uttered a single word. Except once. He said the only line in Mel Brook’s ‘silent movie.’ The line consisted of one word, a resounding French ‘Non!’. Marcel Marceau — the man who chased butterflies as Bip — left the worldly stage this week. His career spanned 50 years, and the whole range of human emotions. For Network Europe, I’m Christine Pizziol-Grière.

Quand le mime prend corps

Quand le mime prend corps

Quand le mime prend corps

Cet art est méconnu du grand public, pourtant son histoire se révèle riche et sa pratique, vertueuse. Démonstration en cours du soir avec Ivan Bacciocchi, dans son école de mime à Paris

Ecole International de Mime.Paris, March 2014.

Ecole International de Mime.Paris, March 2014. / Paolo Bona photographer

« Emparons-nous de la chose. » D’une voix douce mais ferme, Ivan Bacciocchi signifie le début du cours. Ce soir, treize élèves, âgés de 19 à 50 ans et plus, sont venus suivre l’enseignement du directeur de l’École internationale de mime corporel dramatique, située au cœur de Belleville, à Paris.

Pieds nus ou en chaussons de danse, les participants se dirigent en silence vers le fond de la salle aux murs de pierre brute. Là, dans un coin, « la chose » est suspendue à la rampe d’un court escalier. « Il est des mots qu’on ne prononce pas », chuchote le professeur glissant le regard vers cette cordelette qui va accompagner les « apprentis mimes » tout au long du cours, de façon visible puis invisible.

Ivan Bacciocchi fut élève puis assistant d’Étienne Decroux (1898-1991), père fondateur du mime moderne. Bien que méconnu du grand public, c’est ce dernier qui a hissé le mime au rang d’art, en opposition à la pantomime du XIXe siècle – divertissement populaire.

Marche sur place

Étienne Decroux a consacré sa vie à établir les règles d’une pratique enseignée aujourd’hui dans le monde entier. La « marche sur place », donnant l’impression que l’acteur avance tout en restant sur place, mille fois reprise depuis lors, c’est lui… « Decroux est la référence du monde professionnel, Marcel Marceau, celle du public », résume Ivan ­Bacciocchi, qui a travaillé avec les deux artistes et en garde un souvenir ému.

Auprès d’eux, il a appris l’exigence de cet art qui recherche la maîtrise du corps. « Par le mime, on cherche à se doter d’un langage universel du corps. On peut aussi venir s’initier avec une relative insouciance, en se disant que l’on va faire appel à sa fantaisie, à son sens du jeu. Mais derrière une facilité apparente, insiste-t-il, se cache une technique complexe. »

Retour au cours, en compagnie des élèves d’Ivan Bacciocchi. Débutent les « rituels », exercices de relaxation et d’échauffement avec « la chose » tendue au-dessus de la tête, talons décollés, puis reposés, jambes pliées puis tendues.

Offrande virtuelle

« Cela peut paraître répétitif, confie le professeur, mais il s’agit de sortir le corps d’un univers – celui du quotidien –, pour entrer dans un autre type de langage. » Vont se succéder divers exercices, celui évocateur de « l’offrande virtuelle » – mimer l’attitude d’offrir une fleur –, ceux sur la « verticalité du corps », minutieux travail sur l’équilibre…

Le mime Marceau s’est éteint à 84 ans

La deuxième partie du cours s’effectue sans accessoire. Thème cher à Decroux, la « marche » révèle toute la virtuosité de cet art. Avec « la marche de l’effort », le groupe avance en ligne d’un pas qui « est une lutte, qui doit montrer l’effort », commente le professeur.

> En images : Le mime Marceau

De même avec « la marche de l’usine », pas saccadés d’avant en arrière, où le poids du corps est « jeté contre l’imaginaire ». Le mouvement tend à rendre visible une lutte physique. Voire philosophique ? « Mets le corps dans l’attitude, la condition, de lutter et tu trouveras où est l’esprit du mouvement, se plaît-on à dire en mime », sourit le professeur. Et la créativité de chacun pourra ensuite librement s’exprimer.

C’est d’ailleurs l’objet du dernier exercice, l’improvisation. Ce soir, il s’agit de créer une saynète en petit groupe sur le thème du « contrepoids », « faire le portrait de l’effort ». La salle est plongée dans le noir. Silence. Lumière.

Isabelle, frêle dame au regard fixe, crée l’illusion de tirer sur la fameuse « chose », qui lui résiste. Son acolyte calque le rythme sur le sien, puis le jeu s’enchaîne à trois… L’effet est réussi. « Voilà, c’est par ces petits mouvements simples mais efficaces, où les proportions sont maîtrisées, que l’effet est obtenu. Merci ! », conclut le professeur.

Raconter des histoires sans rien dire

Il est 21 heures, les élèves se changent avec hâte. Petites confidences. Isabelle, elle, se sent « étriquée dans son corps » et cherche à gagner en souplesse par le mime. Larbi, 34 ans, souhaite acquérir « une plus grande aisance corporelle ».

Quant à Laure, étudiante, c’est le film de Marcel Carné Les Enfants du paradis qui est à l’origine de sa passion. Soixante-dix ans après, la réplique de Frédérick Lemaître (Pierre Brasseur), « l’acteur », au mime Baptiste (Jean-Louis Barrault) résonne comme une évidence.« Toi, les mots, les phrases, ça te laisse froid. T’en as pas besoin ! Tu racontes ta petite histoire sans rien dire (…) Tu parles avec tes jambes, tu réponds avec tes mains, un regard, un haussement d’épaule. Deux pas en avant, un pas en arrière, allez hop ça y est, ils ont compris… ! » Démonstration fut faite, ce soir, que l’art n’est pourtant pas si simple.

Tatiana Lucq

Article de Tatiana Lucq paru dans

La Croix-Rouge française collabore avec Ivan Bacciocchi

La Croix-Rouge française collabore avec Ivan Bacciocchi

La Croix-Rouge française collabore avec Ivan Bacciocchi

La Croix-Rouge française a reçu le Trophée de la Résilience Sociétale lors du congrès « ExpoCrise » organisé les 17 et 18 décembre 2013 à Paris par le Haut Comité Français de Défense Civile. Ce prix vient récompenser le site www.preparezvous.eu développé par la direction de l’Urgence et Secourisme. Formidable outil de sensibilisation aux gestes qui sauvent et conduites à tenir en cas de catastrophe, il représente également un moyen ludique et original de rafraîchissement des connaissances pour ceux qui sont d’ores et déjà formés. Les petits films interprétés par le mime, Ivan Bacciocchi , et déclinés sous forme de jeux sont accessibles au plus grand nombre aussi bien les enfants, que les personnes ne maîtrisant pas la langue française, d’autant plus que le site est entièrement bilingue et dispose d’une version anglaise. Le trophée a été remis à M. Vladimir Ménard, Administrateur de la CRf en présence de l’équipe projet : Patrice Dallem, Directeur de l’Urgence et Secourisme, Hripsimé Torossian et Jean-Daniel Féraud ainsi que les partenaires de la CRf qui ont collaboré à la réussite de ce projet : Jean-Marc Gresta de la société de production Science Frontières – TerreTv, sans oublier l’acteur principal, Ivan Bacciocchi, mime et directeur de l’Ecole internationale de mime corporel dramatique. En cette période de fêtes, un joli cadeau de Noël pour la Croix-Rouge française.

Présentation de la collaboration

Que faire en cas d'hémorragie

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de brûlure

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas d'étouffement

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de noyade

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas d'intoxication

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de malaise

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de perte de connaissance

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de plaie

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de traumatisme

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas d'alerte inondation

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas d'alerte pollution toxique

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas de séisme

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Que faire en cas d'évacuation d'urgence

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Signaux d'alerte

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Catakit

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

Consignes familiales

Ivan Bacciocchi pour la Croix Rouge

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